C'est comme de vouloir serrer dans ses bras un coup de vent. Trop immense.
Ou changer de face pour celle d'un mourant.
Juste avant de m'endormir j'ai voulu l'écrire.
Puis j'ai pensé qu'une telle évidence allait marquer chaque minute de ma vie désormais, de toute façon, qu'il était donc inutile de troubler un aussi délicieux décrescendo pour griffonner encore un autre bout de papier.
Et comme des milliers de fois auparavant, je me suis réveillé en plein goudron, la mémoire vide comme une ampoule de lampe. La gueule à terre.
Tout était à nouveau clair. Et obscur.
Livres jamais lus parmi la poussière du plancher.