26 février 2017

25 février 2017

Émulsion du soir, espoir.


J’hésite à t’écrire.

Je n’ai pas dormi depuis si longtemps que le ciel paraît clair.
Je ne me souviens pas avoir bu de cet alcool sans en renverser.

C’est comme la fois où j’ai voulu qu’on arrive au crépuscule trop vite ; Il lui manquait quelque sombre humeur, à la fin, pour pouvoir me plaire.

On en sort comment, dis-moi, de cette cage thoracique?

Je pourrai respirer ailleurs, plus tard.
Le sucre me fait glisser sur les mots qui cherchent une façon de te dire que nous sommes toujours liés.


22 janvier 2017

Merci de ne pas bouger


Quand j'ouvre les yeux le soleil se couche. Juste le temps d''entrevoir la texture coquille d'oeuf du mur bleu, élimé, d'user doucement mes ongles.

Vers la même époque, à proximité des autoroutes les plus trash, des blocs de glace les plus sales, je t'ai vue disparaître, femme voilée de sommeil. J’ai halluciné ton point d’orgue ébloui.

Ne reste de nous, pour toujours, qu'un peu de temps perdu.
Un jeu de lumières.



1 novembre 2016

Je te ferai voir des étoiles


Tu m'oublieras longtemps, l'esprit vieux, chiffonné en tapon, comme rabougri.
Tu boiras le thé à satiété, bruyamment, sans parvenir à conscience ; T'en verras sécher les feuilles au beau jour, dans trop de lumière, sans que ça te revienne encore.

Je te ferai voir des étoiles, dans longtemps. 

Tandis qu'ils en sont à réinventer l'absinthe, qu'ils parlent de paix, de globules bleus, d’endroits où l’on pourrait se réfugier en cas d'attaque, les yeux rances, hors de soi, hors de tout tumulte et de tout doute.

Mais ne sachant quel crépuscule choisir.

Nous ne sommes pas maintenant. Nous sommes bien plus tôt, bien plus tard, au milieu d'une nuit polaire qui mène au creux où tu vis. 
Tandis que t'es partie fumer, je cherche à comprendre, tête contre ciel, l'histoire d'un mal à tout casser.

Je te ferai voir des étoiles, un jour, tu sais, quand je t'étranglerai.

6 juin 2016

Bruit d'images


Au commencement il y eut le pied.
Ensuite l'anus. Le ventre. Et les dents.
Et le reste de ce qui s’est écroulé.

Et j’ai peur que ça arrive encore : Que la lumière baisse à l’extrême, comme avec un dimmer, quand tu vas au plus bas. Cette sorte de picotement de l'espace vide qui groove de caquètements tristes en caquètements fluorescents.

Ta face d'enterrement quand ça arrive. Tes gestes de guenon qui a perdu ses petits. 
Ton sourire mort sans rire.

Me rendre dans l'espace en empruntant un corridor d'asphalte.
Trouver une ampoule à cinq ou dix watts.

Boire assez d'eau pour survivre.